OX : Une autre vision de la ville


" J'attends qu'un lieu et une image se rencontrent"




Alors étudiant aux Arts Décoratifs de Paris, il forme un groupe avec qui il commence par faire de la sérigraphie. Animés par la volonté de créer des images inspirées de la figuration libre, ils font la connaissance de Jean Faucheur qui pratiquait déjà les collages sur de grands panneaux publicitaires. Avec lui, ils ont alors monté en 1984 un collectif de sept artistes : les Frères Ripoulin. 

La peinture sur tous les supports possibles devient alors leur moyen d'expression : impulsive et parodique elle s'inspire de la culture pop. Dans la rue, la taille des panneaux et la concurrence avec les images publicitaires dictent certains choix graphiques comme l'utilisation d'aplats et de larges cernes.

La découverte de Keith Haring est un véritable bouleversement, durant son séjour à Paris, Haring peint une affiche dans leur atelier et la colle sur un des 22 panneaux publicitaires de la station de métro Dupleix investie pour l'occasion. Les médias s'intéressent à cette nouvelle forme d'art de rue et Agnès B qui vient d'ouvrir la Galerie Du Jour leur offre leur première exposition. Le galeriste new-yorkais, Tony Shafrazi, avide de nouveautés leur propose également une exposition. Lors de son séjour, OX est frappé par l'émergence du graffiti et par sa rencontre aussi fugace que mémorable avec Andy Warhol.

En 1985, 40 artistes participent à un collage géant dans Paris puis deux expositions collectives en 1986 et 1987 judicieusement nommées: "les médias peintres" et "Les allumés de la télé". Après cela, chacun expose simultanément dans des galeries parisiennes. C'est alors la première exposition personnelle d'OX dans laquelle les adhésifs remplacent l'acrylique.

Jusqu'en 2001, OX expose ses toiles dans des galeries parisiennes en continuant à intervenir ponctuellement sur des panneaux d'affichage. Décorative et ironique, proche de l'abstraction par la soustraction où le détournement des signes, sa peinture, imprégnée d'imagerie commerciale, s'articule autour de la notion de choc esthétique.

A partir de 2004, il expérimente un rapport contextuel entre son travail et l'environnement. Cette démarche qui instaure un dialogue ludique avec l'espace public devient l'essentiel de sa production.

En 2005, il retrouve Jean Faucheur qui fédère une mouvance de jeunes artistes urbains et participe avec eux à des opérations de collages à grande échelle.

C'est également à cette époque qu'Internet marque un tournant dans sa pratique artistique. En lui permettant de diffuser largement ses images et de les confronter à d'autres artistes il retrouve une forme de travail moins solitaire et découvre une sorte d'émulation virtuelle.

Depuis 2010, parallèlement à son action dans la rue et ses expositions en galeries , il participe aussi à des festivals urbains et des installations in situ.

© 2018 Le Feuvre & Roze

Website & Design Clémentine Tantet

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